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Couverture paysage Queenstown-min

Partage d’expérience d’un séjour linguistique en anglais en Nouvelle-Zélande

Après avoir partagé mon expérience de séjour au pair en Irlande, je vous propose de découvrir une autre possibilité d’immersion, plus lointaine : la Nouvelle-Zélande. J’ai échangé avec Elodie Bernard Hillion, spécialiste de la formation professionnelle continue, qui y a séjourné 1 an.

  • Pourquoi êtes-vous partie en Nouvelle-Zélande ?

Après mon 1er job, j’ai voulu perfectionner mon anglais et découvrir un pays qui m’a toujours attirée. Je ne voulais pas la facilité de pouvoir rentrer à la première difficulté. J’y suis allée en 2007 avec un visa « working holidays ». Je suis partie avec mon sac à dos et un billet open, sans point d’arrivée.

©Janiere Fernandez

  • Qu’est-ce qui vous a marquée en arrivant ?

D’abord, les paysages. Sur une route de Nouvelle-Zélande vous pouvez avoir à gauche des champs et à droite les montagnes, c’est époustouflant. Vous avez aussi les fjörds, la mer. Tout à la fois dans un pays relativement petit, et des couleurs très automnales, toute l’année.

D’ailleurs toute l’année, il y a un climat tempéré comme en France mais avec les 4 saisons chaque jour ! Inutile de prévoir un pique-nique s’il fait beau le matin, ça ne durera pas, le contraire est valable aussi.

Ensuite, l’ouverture des gens. Toutes les cultures se côtoient, et tous les âges. Vous pouvez laisser votre voiture ouverte, personne n’ira la visiter. J’ai fait du stop, avec des jeunes de mon âge (25/28 ans), chose impensable en France. Aucun ne m’a demandé mon numéro de téléphone… étrange pour moi.

© Ketan Kumawat

  • Pouvez-vous décrire votre quotidien là-bas ? Que faisiez-vous la journée, le week-end ?

Je travaillais en tant que serveuse et je faisais de la traduction. Le week-end c’était sorties entre amis, week-end au ski. J’ai déménagé dans 3 villes au total pour découvrir toute l’île.

J’ai habité à Auckland – ville très animée en soirée, avec un port très fréquenté, Dunedin – la campagne, les usines Cadburry, les parcs où il fait bon lire, un environnement calme, et Queenstown – tout petit, paysage plus joli, beaucoup de jeunes et de soirées endiablées, mais moins d’opportunité de travail. J’ai préféré Queenstown. C’est typique, j’ai fait de la tyrolienne, c’est ici qu’a été tourné le Seigneur des Anneaux notamment. Partout sur l’île vous trouverez des « backpackers » où loger au pied levé à moindre coût. Par contre la nourriture et autres consommations restent assez chers.

  • Comment sont les néo-zélandais ? Quelle est la culture du pays ?

Ils sont jeunes, venant de toutes les parties du globe. J’ai aussi découvert la culture Maorie : des gens tatoués entièrement, visage inclus, qui travaillent dans des banques : impensable en France et encore moins il y a 10/12 ans…

Mais les Maoris sont un peu rejetés alors qu’ils sont les «  autochtones » et l’âme du pays. Les très rares personnes SDF sont d’ailleurs Maories malheureusement. Il y a de nombreux musées consacrés à cette culture.

Il ne faut pas oublier le kiwi (petit oiseau qui ne vole pas – espèce protégée), symbole du pays, d’ailleurs là-bas les néo zélandais sont surnommés les kiwis et la langue aussi. Et bien sûr le rugby, les néo-zélandais vivent rugby !

Autre fait plus triste : les casinos. Le jeu est le 1er fléau du pays. Certains diront que l’ennui pousse les gens à aller jouer, certes il y a beaucoup moins d’activités et de sorties qu’à Paris mais je pense que c’est tout simplement un mode de vie. J’ai rencontré des gens endettés qui continuaient à jouer, et d’autres qui avaient acheté maison et autre grâce au jeu. Jouer fait partie de la vie, comme acheter une baguette pour nous peut-être (j’ai d’ailleurs moi-même pas mal joué).

C’est un pays à découvrir, qui accepte très peu d’étrangers à moyen et long terme (10 ans en moyenne pour être seulement « résident ») et très écolo (ne ramassez pas un coquillage sur place, c’est interdit).

© Robert Kozak

  • Quel était votre niveau d’anglais en arrivant ? Avez-vous beaucoup appris là-bas ? Cette expérience a-t-elle eu un impact sur votre vie professionnelle ?

J’avais un niveau d’anglais opérationnel à mon arrivée. J’ai été en contact avec des gens du monde entier, j’étais en colocation avec un brésilien, et j’ai plutôt appris l’anglais du quotidien et de la débrouillardise ! Niveau professionnel ça ne m’a forcément aidée, mais ça m’a appris à m’adapter à toutes les situations.

  • Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui veut apprendre l’anglais en Nouvelle-Zélande ?

Apprendre à faire confiance. C’est un pays très ouvert, très sûr en terme de sécurité. Après, l’accent kiwi est très difficile à appréhender *, mais il est facile de trouver du travail.

  • Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui ne peut pas apprendre l’anglais dans un pays anglophone, pour des raisons de budget, familiales ou liées au COVID ?

Partir n’est vraiment pas le plus cher quand on y va pour travailler, donc il n’y a pas vraiment d’excuse de budget. Pour d’autres raisons il faut peut-être envisager des sites de rencontres comme les afterwork anglophones par exemple. Ce sont les rencontres le soir entre anglophones et francophones pour pratiquer la langue. Il y a aussi les applications pour discuter seulement avec des étrangers dans la langue de votre choix, type mosalingua…

* Vidéo de Shannon Torrens : challenge entre l’accent américain et l’accent néo-zélandais https://www.youtube.com/watch?v=o-kjF4GHQnI

Si vous envisagez de partir en Nouvelle-Zélande pour travailler pendant quelques mois ou pour vous installer, vous aurez besoin d’un visa de travail ou de résident.

Il est parfaitement légal de postuler à un emploi avant d’obtenir un visa. Les employeurs comprennent généralement la situation et vous aideront pour votre demande de visa. Vous ne serez cependant pas en mesure de commencer à travailler avant que votre visa ne soit approuvé.

Ce site contient des informations pratiques pour vous aider à trouver un emploi en Nouvelle-Zélande, même si vous n’êtes pas encore dans le pays.

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